dimanche 29 juin 2014

Pichuco bien vivant !

Merci de votre présence attentive et intéressée à tous lors de la charla sur Anibal Troilo d'hier !


Grâce aux doigts habités de Fernando Maguna, véritable héritier de Troilo dans sa façon de jouer les nuances sur son instrument et à sa façon de nous raconter sa musique (et ses allers et retours entre piano et bandonéon) mais aussi grâce aux voix d'Antoine et de Sylvie et au piano de Wolfgang, nous avons passé un agréable moment en compagnie de ce délicieux musicien, personnage sensible, haut en couleurs et si attachant qu'est Troilo comme s'il était toujours un peu avec nous.

Un compagnon de route de luxe, non !

Voici la vision de Troilo par le peintre Jorge Alio et deux photos prises par Julio Navarro (Vamos Uruguay!).
 

Pour ceux qui seraient présents au festival de Tarbes, je redonne cette conférence (sans Maguna, ni les chanteurs ni Wolfgang) le jeudi 21 août à 17h au Régent - 15, Place de Verdun à Tarbes.

samedi 31 mai 2014

Clin d'oeil au génial et fou Juarez qui nous a quitté il y a 4 ans déjà...











Ecoutez-le et vous comprendrez pourquoi il nous manque cruellement.

Heureusement ses disques et son DVD restent à jamais.

Juarez l'éternel !

dimanche 18 mai 2014

Bye bye Pichuco !


Aujourd'hui, ça fait 39 ans que Pichuco s'en est allé jouer pour les anges, avec son verre de whisky et son bandonéon...

Directeur, compositeur, bandonéoniste et créateur majuscule du tango, nous célèbrons cette année le centenaire de sa naissance (11 juillet 1914).


Vous pouvez l'écouter sur Radio Tangopostale bien sûr mais vous pourrez également profiter d'en savoir plus sur ce génial maître pendant le festival Tangopostale à Toulouse grâce à la charla qui lui sera consacré le samedi 28 juin prochain à 15h30 salle Osète ainsi que la projection en avant-première européenne du documentaire PICHUCO que lui a consacré Martin Turnes le mercredi 1er juillet prochain à l'Institut Cervantés à 18h, présenté par Denise Anne Clavilier.

Pichuco, c’est le surnom affectueux d’une des plus importantes figures du tango : Anibal Troilo.

Alors que la première guerre mondiale est déclarée en Europe, que Gardel chante déjà, mais pas encore son premier tango, naît à Buenos Aires, Anibal Troilo, le 11 juillet 1914 qui dira que son ambition était de faire chanter son orchestre comme Gardel, qu’il admirait tant.

Cette 6ème édition fêtera le centenaire de sa naissance pour un hommage mérité à sa carrière hors norme et à son alter ego, l’instrument devenu synonyme du tango : le bandonéon.

Compositeur, chef d’orchestre intuitif, bandonéoniste d’exception, Anibal Troilo a trouvé son propre style, avec une palette infinie de nuances, bon goût, tact, sagesse et noblesse.

Créateur de son propre orchestre à partir de 1937, il arrangea les tangos des autres mais composa  également quantité de tangos devenus des standards : Barrio de Tango, Toda mi vida, Responso, Sur, Che bandonéon, la última curda, Desencuentro, Romance de barrio et tant d’autres...

Il travailla avec les plus grands musiciens et arrangeurs (D’Agostino, Alfredo Gobbi, Juan D’Arienzo, Argentino Galván, Julián Plaza, Emilio Balcarce, Roberto Grela, Piazzolla, Raúl Garello) et les meilleurs poètes du tango (Homero Manzi, Cátulo Castillo, José María Contursi...) et avait une affection inconditionnelle pour les chanteurs  (Francisco Fiorentino, Edmundo Rivero, Roberto Goyeneche) dont il savait obtenir le meilleur.


Il s’est consacre corps et âme à son instrument. Sa vie se perd entièrement dans l’univers du tango, dans la culture de sa ville Buenos Aires qu’il ne quittera jamais, culture dont il a été un véritable catalyseur.

Personnage mythique, ce poète élégant et spontané au phrasé délicieux a laissé une trace lumineuse qu’on perçoit toujours dans le tango d’aujourd’hui.

Au delà du son du tango qui bercera jour et nuit la ville entière pendant ces 10 jours de festival, un documentaire inédit sur ce personnage tant aimé et haut en couleurs sera projeté en exclusivité, une charla pour mieux le connaître est proposée ainsi qu’une conférence sur le bandonéon par l’incontournable Juan José Mosalini qui nous honore de sa présence.

Cette 6ème édition nous transmettra la meilleure onda d’un homme qui consacra sa vie et ses talents au service d’un tango à la fois sensible et puissant. Dale Pichuco !

mardi 8 avril 2014

le documentaire Pichuco de Martín Turnes enfin visible !

En cette année où nous fêterons le centenaire de la naissance d'Anibal Troilo, le documentaire PICHUCO, surnom affectueux, vient d'être montré pour la première fois hier à Buenos Aires dans le cadre du BAFICI et vous aurez la chance de le voir pour la première fois en France le Mardi 1er juillet à 18h à l'Institut Cervantés à Toulouse, présenté par Denise Anne Clavilier dans le cadre du festival TANGOPOSTALE.

Pour voir la bande-annonce, c'est ici.

Et un premier article sur le film, en espagnol, c'est ici.

En attendant de le voir, n'hésitez pas à écouter chaque fois que vous le souhaitez la Radio Tangopostale associée et mise en ondes par Gerry Kenny. C'est sans ordonnance et recommandé par les plus hautes instances pour la santé publique.

mardi 1 avril 2014

Stage de bandonéon avec William Sabatier du 21 au 25 avril prochain

Du 21 au 25 avril, William Sabatier animera un stage TANGO au CNIMA de Saint-Sauves d'Auvergne.


Une immersion pour chacun dans l'univers du Tango d'hier et d'aujourd'hui. (Re)découvrir au plus profond les racines d'une musique bouleversante et enivrante. Ce stage englobe toute la richesse des expressions du Tango. Il est destiné aux bandonéons, accordéons, cordes, pianos et guitares mais aussi aux formations de tango déjà existantes.

Infos ici : http://www.cnima.com
Renseignements et inscriptions là : 04 73 22 27 45 ou cnima@wanadoo.fr

mardi 25 mars 2014

Commandez votre bandonéon nouveau d'Oscar Fischer pour octobre !

Le bandonéon argentin O.FISCHER est disponible, il entre sur le marché des instruments neufs. Le bandonéon poursuit son chemin vers le futur ! Il a été essayé par les plus grands et exigeants Maestros, en Argentine et en Europe, et a passé haut la main les épreuves ! Il est un GRAND bandonéon que l'on doit à son créateur Oscar FISCHER.

La fabrication reste artisanale mais d'ores et déjà des instruments ont été livrés dans plusieurs continents : toute commande doit être adressée à la CASA del BANDONEON

Nous offrons la possibilité, en France, d'une livraison de 1 ou 2 bandonéons neufs au mois d'octobre durant le Festival ARTETANGO, puisqu' Oscar FISCHER sera parmi nous.

Il sera bien sur proposé dans le cadre de la venue du luthier :
-  la possibilité de lui confier votre bandonéon pour réparation ou accordage, sur inscription avant le 10 septembre (attention, il ne peut réparer qu'un nombre restreint d'instruments, n'attendez pas le dernier moment).

-  un stage PRATIQUE de lutherie (pour ceux qui  ont envie d'apprendre à faire de petites mais indispensables réparations ou entretien ) sur une journée complète (limité à 4 personnes)

La commande d'un bandonéon neuf FISCHER doit être adressée avant le mois de juin directement à LA CASA DEL BANDONEON à l'attention d'Oscar FISCHER
http://www.lacasadelbandoneon.com.ar/

cordialement et bandonéonistiquement,

Claire Prouhet
Directrice Festival ARTETANGO
ALBI
ata.artetango@gmail.com

dimanche 12 janvier 2014

Comment commencer l'année du centenaire de la naissance de Troilo ?



avec la bande-annonce du documentaire sur Troilo réalisé par Martin Turnes et qui devrait sortir officiellement en Argentine cet été.

Voici la traduction de cette bande-annonce :
Raúl Garello : "Il disait qu'il était un chanteur frustré avec sa voix de papier de verre, parce qu'il avait une voix toute rauque, cassée, alors comme il ne pouvait pas chanter, tout ce qu'il jouait, il le faisait chanter.
Horacio Ferrer : Tous les musiciens connaissaient 120 thèmes par coeur, tous ses musiciens, sinon, ils ne rentraient pas dans l'orchestre. Quand on connait une pièce par coeur, tout n'est qu'expression, on n'a plus à lire la partition.
Nelly Vazquez : C'était le père de tous les chanteurs, parce que c'était le seul maître qui a toujours été au service des chanteurs.
Chino Laborde ; Partout où il y a un bandonéon, et parfois même là où il n'y en a pas, il y a un vestige d'Anibal Troilo
Juan Carlos Baglietto : Tu le voyais jouer et le type y laissait son âme.
Javier Cohen : Je suis arrivé dans la maison des petits-enfants de Zita Troilo et Zita et il y avait là tous les arrangements de Troilo pour orchestre. L'idée est de subtituer au déchiffrage des disques par la digitalisation des partitions.
Leopoldo Federico : Parler des figures majeures, c'est dire Troilo au bandonéon, Grela à la guitare et Gardel au chant.

Pa' que bailen los muchachos

Sinopsis du film : Le 11 juillet 2014, on fêtera les 100 ans de la naissance d'Anibal "Pichuco3 Troilo, personnage fondamental de l'histoire du bandonéon, du tango et de la musique argentine. Ce documentaire cherche à retracer son parcours par la musique et les liens avec aujourd'hui. Javier Cohen, musicien et professeur de la EMPA, se retrouve à digitaliser les 489 arrangements originaux conservés jusqu'à aujourd'hui. Le documentaire se fonde sur cette récupération de partitions et à travers les interviews de musiciens actuels et à travers eux, on analysera son œuvre.

jeudi 7 novembre 2013

Oscar Fischer en tournée en Europe (octobre-novembre 2013)

Pour sa première sortie d'Argentine, le luthier Oscar Fischer aura découvert la France via Clermont-Ferrand (grâce à Daniel Perez), Albi où il est resté une semaine dans le cadre du 6ème festival Artetango sur l'invitation de Claire Prouhet pour parler de l'instrument, réagir aux questions qui ont suivi la projection du documentaire "El son del bandoneon" de Jiska Rikels, animer un atelier de réparation et maintenance du bandonéon, présenter son nouvel instrument (grâce aux mains expertes de Victor Villena) mais aussi prodiguer ses conseils et appliquer ses talents sur plus d'une dizaine d'instruments confiés puis Paris (Conservatoire de Gennevilliers puis la Casa Argentina à la Cité Internationale le 8 novembre, au Studio Buenos Aires le 10 novembre) avant d'aller à Rotterdam (le 12 novembre), en Allemagne et en République Tchèque.

Une visite passionnante, autant pour lui que pour tout ceux qu'il croise.







Après plusieurs jours très actifs et en présence de son assistant, traducteur et multifonctions Daniel Perez, Oscar est heureux de retrouver son maté dont la yerba a manqué quelques jours...