vendredi 15 mai 2015

Isabelle Huppert et un bandonéon d'Oscar Fischer

Isabelle Huppert, invitée de la 17e édition du BAFICI, Festival International de Cinéma Indépendant de Buenos Aires a posé pour le photographe argentin Marcos Lopez le 26 avril dernier.





“ Je voulais la photographier comme si elle était une chanteuse de tango saoûle. J’ai tout de suite pensé théâtraliser la scène. L’inviter à ce qu’elle incarne un personnage. Toujours en passant par l’évidence du lieu commun :  Buenos Aires-tango-mélancolie-alcool-oubli-angoisse existentielle pour le temps qui passe. Avec le piano de ma mère, un bandonéon, une contrebasse et un paysage marin acheté à l’Armée du Salut. Et le bandonéon prêté par mon voisin, Oscar Fischer. Oui, on fabrique des bandonéons à côté de chez moi. Dans la cour, on entend tous les jours qu’ils accordent, rue Finochietto", raconte Marcos Lopez.

mardi 14 avril 2015

La bande-annonce de Típico Víctor, documentaire sur Victor Lavallén

                                   Vivement qu'on puisse voir ce documentaire prochainement !

Victor Lavallén mérite qu'on s'y intéresse !

Ce mardi 14 avril, avant-première au Marabú à Buenos Aires...





jeudi 12 mars 2015

Quand des jeunes norvégiens s'y mettent, ça déménage !

Que sont devenus ces Tangueros del Norte, groupe fondé en 2004, jouant ici dans un paysage typiquement norvégien en 2009 ?

mardi 17 février 2015

Alejandro Barletta à l'honneur grâce à Keiichiro Shozu

Ecoutez Tango de Venicia no.1

S'il est un bandonéoniste qui dédia sa vie à la musique classique en même temps qu'à agrandir le répertoire pour le bandonéon, c'est bien Alejandro Barletta (1925-2008).

Très peu d'enregistrement sd'Alejandro Barletta n'étant disponible, un de ses disciples, le japonais Keiichiro Shozu s'attache à diffuser sa musique.

Vous pouvez aussi voir et écouter Luna 1 et Luna 2, toujours de Barletta ici.

Vous en saurez plus prochainement dans mon livre mais vous pouvez d'ores et déjà aussi vous référez à cette page qui lui est dédiée.

vendredi 30 janvier 2015

Le retour de Marcelo Mercadante à Toulouse : 28/02 et 1/03

 Marcelo Mercadante et Solange Bazely traduisant
pendant une conférence sur Astor Piazzolla en Juillet 2012 à la Médiathèque José Cabanis à Toulouse


Depuis le succès de son séjour albigeois avec un stage de bandonéon qui a beaucoup plus, Marcelo Mercadante, bandonéoniste et compositeur enseigne une fois par mois à Toulouse, en cours privé.
Ses qualités pédagogiques et sa grande expérience sont très appréciées des élèves.
C'est vraiment l'occasion de profiter  de ce moment privilégié avec un Maestro qui sait se mettre à la portée de tous (débutants, intermédiaires ou avancés, sur bando uni ou bi-sonore) ne tardez pas à vous signaler puisqu'il revient le samedi 28 février et le dimanche 1er mars.. Il reste des créneaux !
Contactez Claire par mail / artefacto03@yahoo.fr ou ata.artetango@gmail.com
ou par téléphone : 06 31 14 64 26

Il jouera la veille, soit le vendredi 27 février en concert avec la Tríptica qui vient de sortir son premier album à  La Maquina Tanguera - 1, rue des Braves à Toulouse. PAF : 10 € / CD : 15 €

lundi 1 décembre 2014

Juan Cambareri en Japon 1969

A regarder notamment à partir de la 6ème minute pour le thème Huracan et la façon dont sont filmées les deux mains vers la fin de Huracán !

Profitez-bien de ce jeu !

mardi 21 octobre 2014

Blas Rivera en concert à Paris le 23 octobre : l'homme qui souffle dans son saxophone comme si c'était un bandonéon


Deux émigrés européens.
Un belge, l’autre allemand. Les deux sérieux, classiques, contenus, presque religieux.
Les deux ont des touches, des ressorts, des clés, des boutons. Les deux chantent très bien. Les deux sont un poumon, un sur les genoux, l’autre dans la bouche, mais leurs airs provoquent des tempêtes.
Un brille par son métal, l’autre, comme une nuit pleine d’étoiles organisées en rangées.
Le siècle commence et les deux émigrent de leur terre; les deux polissons dans un bateau qui s’embarque pour l’Amérique. Un au Nord, l’autre au Sud.
L’un s’accommode des quartiers pauvres du Rio de la Plata, l’autre fait de même, mais à la Nouvelle Orléans. L’un se soule avec des marins italiens, des immigrants juifs et des prostituées locales;... mais évidemment... tombe amoureux de la danse. L’autre se soule avec des marins français, des immigrants irlandais, des esclaves africains... et bien sûr... tombe également amoureux de la danse. Les deux crient, susurrent, se meuvent d’air. Pur vent entre les doigts.

Au début, ils aiment tous deux avoir peu de compagnons, celui du Sud une guitare et une flûte. Celui du Nord une contrebasse et une planche à laver80.
Les deux se fourvoient dans des sectes bizarres, avec des noms sublimes, sonores et incompréhensibles... “"tango"…."jazz"….personne ne sait m’expliquer ce qu’ils signifient; alors eux deux seulement commencent à leur donner du sens.
Un se façonne un Parker, l’autre s’invente un Pichuco.
Leurs familles grandissent avec le siècle. Ils récupèrent au passage tous les sons qu’ils croisent, les contaminent, les convainquent, les hypnotisent. La famille de ce grand Big Band, la famille de l’autre... l’Orchestre Typique. Di Sarli manipule les romances, les déguisent de soies. Et les deux poursuivent, les deux, amoureux en temps binaire.
Et ils grandissent, sortent de la banlieue. Coltrane va a l’école et Federico donne des cours de passion. Et les deux jouent assis et les deux jouent debout... pour que personne ne les rate.
Ils ont un secret ancestral... leurs pouces ne chantent pas, ils soutiennent uniquement la sainte fabrique des chansons... pour qu’elle ne tombe pas, pour qu’elle continue, pour que la danse ne s’arrête pas.
Et le moment arrive, l’explosion, le baryton rencontre le bandonéon, et Mulligan, Piazzolla, et le Sud et le Nord se mêlent en jeux de jambes, croches, arpèges ivres, labyrinthes d’octaves, plaintes rauques avec ostinatos de douleur.
Après un temps, avec beaucoup de salive, en lui enviant ses sauts d’octaves, je confesse que la seule chose que j’ai fait dans ma vie, c’est souffler dans mon saxophone comme si c’était un bandonéon.

Blas Rivera (Traduction de Solange Bazely)