Aujourd'hui, ça fait 39 ans que Pichuco s'en est allé jouer pour les anges, avec son verre de whisky et son bandonéon...
Directeur, compositeur, bandonéoniste et créateur majuscule du tango, nous célèbrons cette année le
centenaire de sa naissance (11 juillet 1914).
Vous pouvez l'écouter sur
Radio Tangopostale bien sûr mais vous pourrez également profiter d'en savoir plus sur ce génial
maître pendant le festival
Tangopostale à Toulouse grâce à la
charla qui lui sera consacré le samedi 28 juin prochain à 15h30 salle Osète ainsi que la
projection
en avant-première européenne du documentaire PICHUCO que lui a consacré
Martin Turnes le mercredi 1er juillet prochain à l'Institut Cervantés à
18h, présenté par Denise Anne
Clavilier.
Pichuco, c’est le surnom affectueux d’une des plus importantes figures du tango : Anibal Troilo.
Alors
que la première guerre mondiale est déclarée en Europe, que Gardel
chante déjà, mais pas encore son premier tango, naît à Buenos Aires,
Anibal Troilo, le 11 juillet 1914 qui dira que son ambition était de
faire chanter son orchestre comme Gardel, qu’il admirait tant.
Cette
6ème édition fêtera le centenaire de sa naissance pour un hommage
mérité à sa carrière hors norme et à son alter ego, l’instrument devenu
synonyme du tango : le bandonéon.
Compositeur, chef
d’orchestre intuitif, bandonéoniste d’exception, Anibal Troilo a trouvé
son propre style, avec une palette infinie de nuances, bon goût, tact,
sagesse et noblesse.
Créateur de son propre orchestre à
partir de 1937, il arrangea les tangos des autres mais composa
également quantité de tangos devenus des standards : Barrio de Tango,
Toda mi vida, Responso, Sur, Che bandonéon, la última curda,
Desencuentro, Romance de barrio et tant d’autres...
Il
travailla avec les plus grands musiciens et arrangeurs (D’Agostino,
Alfredo Gobbi, Juan D’Arienzo, Argentino Galván, Julián Plaza, Emilio
Balcarce, Roberto Grela, Piazzolla, Raúl Garello) et les meilleurs
poètes du tango (Homero Manzi, Cátulo Castillo, José María Contursi...)
et avait une affection inconditionnelle pour les chanteurs (Francisco
Fiorentino, Edmundo Rivero, Roberto Goyeneche) dont il savait obtenir le
meilleur.
Il
s’est consacre corps et âme à son instrument. Sa vie se perd
entièrement dans l’univers du tango, dans la culture de sa ville Buenos
Aires qu’il ne quittera jamais, culture dont il a été un véritable
catalyseur.
Personnage mythique, ce poète élégant et
spontané au phrasé délicieux a laissé une trace lumineuse qu’on perçoit
toujours dans le tango d’aujourd’hui.
Au delà du son
du tango qui bercera jour et nuit la ville entière pendant ces 10 jours
de festival, un documentaire inédit sur ce personnage tant aimé et haut
en couleurs sera projeté en exclusivité, une charla pour mieux le
connaître est proposée ainsi qu’une conférence sur le bandonéon par
l’incontournable Juan José Mosalini qui nous honore de sa présence.
Cette
6ème édition nous transmettra la meilleure onda d’un homme qui consacra
sa vie et ses talents au service d’un tango à la fois sensible et
puissant. Dale Pichuco !