vendredi 30 janvier 2015

Le retour de Marcelo Mercadante à Toulouse : 28/02 et 1/03

 Marcelo Mercadante et Solange Bazely traduisant
pendant une conférence sur Astor Piazzolla en Juillet 2012 à la Médiathèque José Cabanis à Toulouse


Depuis le succès de son séjour albigeois avec un stage de bandonéon qui a beaucoup plus, Marcelo Mercadante, bandonéoniste et compositeur enseigne une fois par mois à Toulouse, en cours privé.
Ses qualités pédagogiques et sa grande expérience sont très appréciées des élèves.
C'est vraiment l'occasion de profiter  de ce moment privilégié avec un Maestro qui sait se mettre à la portée de tous (débutants, intermédiaires ou avancés, sur bando uni ou bi-sonore) ne tardez pas à vous signaler puisqu'il revient le samedi 28 février et le dimanche 1er mars.. Il reste des créneaux !
Contactez Claire par mail / artefacto03@yahoo.fr ou ata.artetango@gmail.com
ou par téléphone : 06 31 14 64 26

Il jouera la veille, soit le vendredi 27 février en concert avec la Tríptica qui vient de sortir son premier album à  La Maquina Tanguera - 1, rue des Braves à Toulouse. PAF : 10 € / CD : 15 €

lundi 1 décembre 2014

Juan Cambareri en Japon 1969

A regarder notamment à partir de la 6ème minute pour le thème Huracan et la façon dont sont filmées les deux mains vers la fin de Huracán !

Profitez-bien de ce jeu !

mardi 21 octobre 2014

Blas Rivera en concert à Paris le 23 octobre : l'homme qui souffle dans son saxophone comme si c'était un bandonéon


Deux émigrés européens.
Un belge, l’autre allemand. Les deux sérieux, classiques, contenus, presque religieux.
Les deux ont des touches, des ressorts, des clés, des boutons. Les deux chantent très bien. Les deux sont un poumon, un sur les genoux, l’autre dans la bouche, mais leurs airs provoquent des tempêtes.
Un brille par son métal, l’autre, comme une nuit pleine d’étoiles organisées en rangées.
Le siècle commence et les deux émigrent de leur terre; les deux polissons dans un bateau qui s’embarque pour l’Amérique. Un au Nord, l’autre au Sud.
L’un s’accommode des quartiers pauvres du Rio de la Plata, l’autre fait de même, mais à la Nouvelle Orléans. L’un se soule avec des marins italiens, des immigrants juifs et des prostituées locales;... mais évidemment... tombe amoureux de la danse. L’autre se soule avec des marins français, des immigrants irlandais, des esclaves africains... et bien sûr... tombe également amoureux de la danse. Les deux crient, susurrent, se meuvent d’air. Pur vent entre les doigts.

Au début, ils aiment tous deux avoir peu de compagnons, celui du Sud une guitare et une flûte. Celui du Nord une contrebasse et une planche à laver80.
Les deux se fourvoient dans des sectes bizarres, avec des noms sublimes, sonores et incompréhensibles... “"tango"…."jazz"….personne ne sait m’expliquer ce qu’ils signifient; alors eux deux seulement commencent à leur donner du sens.
Un se façonne un Parker, l’autre s’invente un Pichuco.
Leurs familles grandissent avec le siècle. Ils récupèrent au passage tous les sons qu’ils croisent, les contaminent, les convainquent, les hypnotisent. La famille de ce grand Big Band, la famille de l’autre... l’Orchestre Typique. Di Sarli manipule les romances, les déguisent de soies. Et les deux poursuivent, les deux, amoureux en temps binaire.
Et ils grandissent, sortent de la banlieue. Coltrane va a l’école et Federico donne des cours de passion. Et les deux jouent assis et les deux jouent debout... pour que personne ne les rate.
Ils ont un secret ancestral... leurs pouces ne chantent pas, ils soutiennent uniquement la sainte fabrique des chansons... pour qu’elle ne tombe pas, pour qu’elle continue, pour que la danse ne s’arrête pas.
Et le moment arrive, l’explosion, le baryton rencontre le bandonéon, et Mulligan, Piazzolla, et le Sud et le Nord se mêlent en jeux de jambes, croches, arpèges ivres, labyrinthes d’octaves, plaintes rauques avec ostinatos de douleur.
Après un temps, avec beaucoup de salive, en lui enviant ses sauts d’octaves, je confesse que la seule chose que j’ai fait dans ma vie, c’est souffler dans mon saxophone comme si c’était un bandonéon.

Blas Rivera (Traduction de Solange Bazely)

vendredi 17 octobre 2014

La consacration de Aníbal Troilo au Teatro Colón en 1972


Pour le centenaire de la naissance d'Anibal Troilo, je donne une conférence sur cet être terriblement attachant et talentueux dont j'aime à partager la trajectoire hors normes, samedi 18 octobre à 16h30 à Saint-Etienne de Tulmont (près de Montauban).
Si cela vous intéresse d'accueillir chez vous cette conférence et d'autres (si le tango m'était conté, le bandonéon et le tango au cinéma), je suis à votre disposition
Solange

mardi 30 septembre 2014

Le bandonéon dans le folklore argentin

L'accordéoniste Chango Spasiuk pour la chaine ENCUENTRO nous donne à écouter et à rencontrer deux bandonéonistes du folklore à Salta : le jeune Germán Mercado et Juan Carlos Marín qui a étudié avec Celso Saluzzi.

dimanche 21 septembre 2014

Un dimanche avec Guido Gavazza


Ecoutez le jeune bandonéoniste Guido Gavazza

C'était en 2011, un thème qu'il a lui-même composé... Moi, ça m'émeut.

Qu'est-ce que ça doit être trois ans plus tard ?

https://www.youtube.com/watch?v=LCdQCjEaDB4

Pas d'inquiétude à avoir pour la relève assurée de l'instrument dans toutes les musiques !

Waouh !

dimanche 31 août 2014

Une rentrée très "bandonéon" avec Santiago Segret

Pour voir la vidéo, cliquez ICI 

Si vous n'avez pas encore taté du bandonéon, je vous invite à regarder cette vidéo de moins de 20' d'un cours que donna le bandonéoniste Santiago Segret dans les studios Enrique Santos Discépolo de l'Université Nationale de Lanús, près de Buenos Aires en septembre 2013, dans la cadre d'un cours sur les systèmes d'enregistrement.
Pour ceux qui ne parlent pas l'espagnol bandonéonistique, voici quelques repères, à lire en même temps que la vidéo...

1. Fonctionnement :
proche de celui de l'harmonica ou de l'accordéon. En appuyant sur une note, on fait basculer un clapet (zapatilla) qui se soulève et laisse ainsi passer l'air qui active le soufflet qui fait vibrer la note, composées de 2 anches : la note et l'octave. La caisse est en bois, le soufflet en carton.

La soupape reliée à un fil, permet de contrôler l'ouverture et la fermeture du soufflet, régule l'air et permet notamment de refermer rapidement, sans avoir à jouer ni à émettre de son.
Dans les enregistrements, on entend toujours la "respiration" du soufflet.

2. Registre :

Sur un piano, vous avez 8 octaves et sur un bandonéon, presque 5 octaves (du Do2 au Si), avec toutes les notes chromatiques.
Dans les notes les plus aigües, il n'y a plus qu'une anche et non plus deux.

3. Accord : 442 Hz
On accorde tous les 4 ou 5 ans environ (cela reste une donnée très relative cependant ndlt)
Pour rendre une note plus aigüe, on lime l'anche sur sa partie "libre" alors que pour rendre la note plus grave, on lime du côté où elle est attachée (remache).

L'accord est imparfait car il n'est pas le même si on joue staccato et fort ou liée et pianissimo... Les notes ne "sortent" pas toujours dans les aigus en pianissimo notamment. Pour le luthier, il s'agit de trouver un point médian, aussi en fonction du "jeu" de l'instrumentiste (ndlt).

ndlt : ce qu'il dit sur la fabrication des bandonéons n'est plus d'actualité mais la légende qui circule encore comme quoi les récents bandonéons "sonnent" comme des accordéons a la dent dure. C'est désormais faux et on peut compter sur la fabrication récente et Argentine (Celle d'Oscar Fischer, notamment) comme en Allemagne ou en Belgique (AA, Hartenhauer et Geuns, notamment) pour prendre le relais des anciens instruments tous fabriqués avant la deuxième guerre mondiale, lors de la fermeture des usines en Allemagne.

4. Doigté :

Les notes sont agrémentées sur le clavier quasiment en spirale, ce qui permet de pouvoir jouer la basse et l'accord sans énormes écarts de doigté.
Le clavier de droite et celui de gauche, de même que le clavier en ouvrant et en fermant n'ont rien à voir. Les chemins sont différents.

Il joue un début de mélodie en ouvrant et rejoue le même doigté en fermant : la mélodie n'a rien à voir.

5. Timbre :
La main droite a un timbre plus ouvert (tissu ajouré) alors que la main gauche a un timbre plus "nasal" (bois).

6. Dynamique :

Un des défis du bandonéoniste est de maîtriser le pianissimo. Si tu joues en même temps une note grave et une note aigüe, fort on entend les deux mais dans les pianissimi, on perd la note aigüe.

Naturellement, la note la plus grave (main gauche) "gagne" la note aigüe (main droite). Il faut "combattre" un peu cette tendance pour que les accords de main gauche (par exemple) ne "bouffent" pas la mélodie main droite car c'est le même air pour les deux mains.

7. Différences avec l'accordéon : la disposition des notes, la physionomie de l'instrument,
l'impossibilité de pouvoir jouer l'un quand on connaît l'autre, la différence de timbre.

8. Microphones :
95% des fois où le son est amplifié, il y a deux micros sur pied de chaque côté, ce qui ne tient malheureusement pas compte que l'instrument s'ouvrant et se fermant, le son s'approche et s'éloigne du micro...

Pour jouer en concert, Santiago préfère les micros qui s'attachent directement sur le bandonéon qui ainsi suivent le son mais pour les marcatos, en général, cela fait bouger les micros et donnent des
sonorités néfastes.

9. Références en terme d'enregistrement de bandonéon :
 - 6 arrangements solo de Piazzolla dans Concierto para quinteto
- Dino Saluzzi
- Collection el Arte del Bandoneon/ Tangovia avec 4 CDs sortis : Julio Pane, Néstor Marconi, Leopoldo Federico et Victor Villena.

 ndlt : note de la traductrice.

lundi 18 août 2014

Troilo à l'honneur le jeudi 21 août au festival international de tango de Tarbes

 

Pour célébrer le centenaire de la naissance du mythique bandonéoniste Anibal Troilo, Solange Bazely vous propose une conférence vivante pour découvrir ou approfondir sa connaissance de ce personnage attachant et de ce musicien bourré de talents, ponctuée d'anecdotes, d'extraits audio et vidéo. Dans le cadre du Festival International de Tango de Tarbes


Le Jeudi 21 août au Celtic Pub à 17h.


Thèmes abordés : Son enfance et ses débuts - La naissance d'un style
 - Troilo compositeur - Troilo et les poètes - Troilo et les chanteurs - La consécration et l'héritage de Troilo.